Les meilleurs didjes.
Il n’y a rien à faire, c’est le bois originel; généralement très dense : les termites creusent des galeries à l’intérieur, sur arbre vivant (ce serait donc une légende de mettre des morceaux d’euca dans une termitière
et qu’il en ressorte des didjes tout creusés !!).
Toute la difficulté quand on fait un tel didje est alors de choisir une bonne branche ou un bon tronc :
qui soit suffisamment creusée (sinon il reste trop d’épaisseur après le retrait de l’écorce = didje lourd et qui vibre difficilement),
et pas trop creusée (trou dans le didje, didje trop fin à certains endroit et risque de fissure !). Et là, x années ou centaines d’années (40 000 ans… ?) d’expérience feront toujours la différence ! :D
Ensuite il faut couper l’arbre, puis le ramener et casser-vider les galeries des termites, et enlever l’écorce.
Là les termites n’ont laissé que le meilleur (pour nous mais pas pour eux !): le bois le plus dense.
La finition consiste à déboucher le didje s’il a une sortie plus large, et à fignoler l’embouchure en utilisant (ou pas) de la cire d’abeille.
J’ai un petit euca. sans cire, et c’est nickel ! surtout pour les porteurs de barbe et autres moustaches :davie: : pas de cire qui se colle dessus ! Idem pour les journées chaudes… je vous laisse imaginer quand 350 joueurs ont essayé votre didje au festival d’Airvault par 35° à l’ombre:
l’embouchure (quand il en reste) est bonne à refaire !
En revanche, pour les gros modèles, impossible d’échapper à la cire,
même si certains didjes comme mon gros euca ont un tout petit cylindre de bois sur quelques centimètres au début afin de réduire le diamètre.
Sur le Bob Druett de Xavier (à gauche sur la photo), la cire est noire, parfois naturelle, parfois mélangée à du charbon ou autre.
Les euca ont une bonne résistance aux chocs thermiques mais il faut quand même faire attention,
et une bonne housse le protégeant de la température extérieure, et de la pluie ou neige sera toujours la bienvenue !
Bien sûr, il y a les “mauvais” euca, creusés sauvagement par l’homme (encore cette espèce destructrice ?)
après avoir été là encore sauvagement abattus |( .
Vu le nombre d’espèces d’eucalyptus, ce serait bien de garder la biodiversité actuelle,
et les koalas friands des feuilles ne semblent alors pas être la seule plaie des euca.
On trouve souvent des euca bruts (non peints), et les espèces d'eucalyptus ont un impact dans alors la forme,
la densité et la couleur naturelle du bois (bloodwood rouge…) encore que celle-ci reçoit souvent une couche de cire plus ou moins acajou.
Certains sont peints, ce qui semble un peu passé de mode, et gène à l’auscultation du didje (fissure, nœuds…).
Il faut donc là encore toujours regarder à l’intérieur, et on voit parfois dépasser comme des petites branches de 5mm de long : les bons didje-maker ne laissent pas de nœuds, car c’est un point faible qui risque de pèter à tout moment.
Le nœud est donc enlevé et remplacé par une petite cheville en bois, que l’on voit dépasser à l’intérieur…
C’est mieux qu'un noeud instable, mais moins bien que du bois brut !
Les didjes peuvent aussi être brûlés, parfois avec des tiges en fer comme mon petit euca,
qui a aussi été brûlé de l’intérieur sans doute avec des barres de fer chauffées.
On peut citer quelques essences d'eucalyptus (liste non exhaustive ; FD) sont :
Stringy Bark (Eucalyptus Tetrodonta)
Wooly Butt (Eucalyptus Miniata)
River Red Gum (Eucalyptus Camaldulensis)
Ironwood (Erythrophlaeum Laboucherii)
bloodwood (Policarpa)
Mallee eucalyptus (au moins 4 espèces différentes sont utilisées communément dans l'ouest de l'Australie)